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La femme sur la sellette

11 novembre 2021

Conférence du cycle "Vies de princesses?"

 

« La femme sur la sellette : les « Quinze Joies du mariage » » par M. Jean-Claude Mühlethaler, Professeur honoraire de littérature française du Moyen Âge à l’Université de Lausanne.

Un cycle de conférences est organisé le jeudi à 18h30 dès le 30 septembre et jusqu’au 9 décembre par des expert-e-s en histoire des femmes. Il fait écho à la publication scientifique Vies de princesses ? Les femmes de la Maison de Savoie (XIIIe-XVIe siècle) de Fanny Abbott et Nathalie Roman.

Une visite commentée thématique optionnelle est organisée par un-e guide de la FCC avant la conférence à 17h.

Info COVID-19!

L’accès au château se fait dans le respect des restrictions Covid en vigueur.

PRIX

Visite commentée thématique préalable à 17h : CHF 16.-

Entrée à la conférence à 18h30 : CHF 16.-

Entrée à la conférence et visite commentée thématique préalable à 17h : CHF 30.-

Tout est gratuit pour les membres de l’Association des Amis du Château de Chillon.

Places limitées!

La femme sur la sellette : les « Quinze Joies du mariage »

Au début de La Cité des Dames (1404/1405), Christine de Pizan proteste vigoureusement contre la misogynie ambiante. Elle s’en prend surtout à l’indigne Mathéolus qui a dressé la liste des vices féminins et dénoncé l’enfer du mariage. Son indignation se comprend, car il y a un regain d’écrits misogynes sous Charles VI. Avec son Miroir de mariage, Eustache Deschamps offre une somme du discours anti-matrimonial d’origine cléricale ; Jean Le Fèvre de Ressons adapte en français les Lamentations de Matheolus dont l’influence se perçoit dans les Quinze Joies du mariage. Ce recueil de nouvelles brosse un portrait à charge de l’épouse, heureusement teinté d’humour. Infidèle et capricieuse, la femme tire tous les registres pour mettre son mari au pas, qui se trouve réduit à vivre et mourir misérablement. Si la plupart des nouvelles se situent dans un milieu bourgeois, certaines mettent pourtant en scène un couple noble. Que nous dit un tel texte de son époque et comment se fait-il que son succès ne se soit jamais démenti au fil des siècles ?

 

Parcours académique

Après des études aux universités de Zurich, Florence et Paris IV-Sorbonne, Jean-Claude Mühlethaler a enseigné la littérature du Moyen Âge et de la Renaissance de 1993 à 2017. Spécialiste de la satire, la parodie et la littérature engagée, il a publié notamment Lire la satire médiévale : Fauvel au pouvoir : Lire la satire médiévale (1994), Écriture et pouvoir à l’aube des temps modernes (avec Joël Blanchard, 2002) et, plus récemment, L’Écrivain face aux puissants au Moyen Âge (2019), ainsi qu’une traduction des Quinze Joies de mariage (2020). Ses études Poétiques du quinzième siècle (1983), puis Charles d’Orléans, un lyrisme entre Moyen Âge et modernité (2010), ainsi que ses éditions/traductions des poésies de Charles d’Orléans (Livre de Poche) et de François Villon (Champion Classiques) illustrent un deuxième champ de recherches, le lyrisme entre XIVe et XVIe siècle. S’y rattachent ses travaux sur le statut de l’auteur à la fin du Moyen Âge qui ont donné lieu à un ouvrage collectif, codirigé avec Delphine Burghgraeve : Un Territoire à géographie variable. La communication littéraire au temps de Charles VI (2017). Enfin, l’étude Énée le mal-aimé. Du roman médiéval à la bande dessinée (2016) représente l’aboutissement de son enseignement et de ses travaux sur la mythologie et la réception de l’Antiquité à travers les âges.

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